L'Ecritoire d'Estieugues a proposé deux manifestations, samedi 26 mai, dans le hall de la salle Emilien Michoux à Cours la Ville.
 
A 16 heures, les responsables de l'association ont procédé à la remise des prix des XXIVè Rencontres Littéraires de Cours la Ville en présence des principaux lauréats des différentes sections qui composent ce concours : Prix d'Estieugues, Poésie Côté Cours, Courte Plume et Prix de la Nouvelle.
Avant cela à 10h45, l'Ecritoire a proposé son 28è conversatoire de poésie contemporaine. Celui-ci fut animé conjointement par les deux lauréats du Prix d'Estieugues 2018 : Simone Durand et André-Louis Aliamet, le jury de ce prix majeur de nos Rencontres Littéraires ayant choisi de distinguer deux poètes afin de célébrer dignement le 20è anniversaire de cette section.
 
Pendant une heure trente, chacun des deux écrivains eut donc loisir de présenter son receuil lauré, pour S. Durand : "Passerelles du vivant" et pour A.-L. Aliamet "Les eaux noires". Le public a eu l'occasion d'apprécier ces deux écritures très différenciées qui présentent néanmoins l'une et l'autre les indiscutables qualités qui forgent une poésie véritable, puissante, exigeante et profonde dont la générosité s'inscrit en touches délicates et fertiles...
 
Simone Durand habite Saint-Forgeux, dans le Rhône et a souvent été distinguée dans le cadre des Rencontres Littéraires de l'Ecritoire d'Estieugues. Elle a par ailleurs publié de nombreux recueils : "Le sang des tambours", "Yachmak", "Les pantins éborgnés", "Trois fois passera", "Jusqu'au vertige des éphémères", etc. et a obtenu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le Prix Blaise Cendrars, le Prix de Poésie de la ville de Milan et la médaille de vermeil de l'académie des Arts, Sciences et Lettres.
 
André-Louis Aliamet, quant à lui, participe pour la première fois aux Rencontres de l'Ecritoire. Il demeure à Versailles et a, lui aussi, beaucoup publié : "Le Signe", "Lunes de Verre", "Par les chemins du doute", "Les volcans du rêve", "Fable Blanche" et est lauréat du Prix Karl Bréheret et du Prix André Séveyrat. Notons également qu'à deux reprises il a été finaliste du prestigieux concours Max-Pol Fouchet.
 
Samedi 4 novembre, à 10h45, l’Ecritoire d’Estieugues a proposé son vingt-sixième conversatoire de poésie contemporaine. L’invité était Jean-Louis Keranguéven, ami de longue date de l’Ecritoire et, comme il le précise lui-même, poète d’origine bretonne qu’une marée au coefficient indéterminé a déposé depuis longtemps en terre montpelliéraine !
 
Jean-Louis Keranguéven, durant une heure et demie a donc eu la possibilité de nous parler de son œuvre poétique. Il a, à ce jour publié une quinzaine de recueils dont plusieurs ont été primés (entre autres « Dans le ressac de l’écriture » : Prix d’Estieugues 2006).
 
Il a notamment eu l’occasion de présenter ses trois derniers ouvrages : « De l’arbre il faut te souvenir », « Entre deux marées d’écritures » et « Le silence écharde ».
 
De l’arbre il faut te souvenir : « L’arbre a toujours fasciné l’homme. Comme beaucoup d’enfants, c’est entre ses branches que J.L. Keranguéven a tenté ses premières aventures et construit ses cabanes et ses thébaïdes »…
 
Entre deux marées d’écritures : «  Un récent séjour en Irlande a été l’occasion pour J.L. Keranguéven de traduire cet appel constant qu’il nous fait partager dans une langue évocatrice et dépouillée, musicale et teintée d’iode »…
 
Le silence écharde : « C’est pour donner une suite à « Carré d’orties », publié en 2012 que le poète a écrit ce recueil, nouvelle somme de poèmes indignés »…
 
Citons encore, parmi les dernières publications de l’auteur : « Au delta des paumes » (Ed. Le petit pavé – 2011), « Au silence consenti » (Ed. de l’Atlantique – 2012) et « Patients comme les algues » (Ed. Douaiyeul – 2013).

Samedi 20 mai à 10h45, le XXIVème conversatoire de poésie contemporaine a été animé par Jean-Pierre Védrines.
L'après-midi ce même jour, dans les mêmes locaux (hall de la salle Emilien Michoux à Cours la Ville), il a officiellement reçu le Prix d'Estieugues 2017 pour son recueil « Le brisement de la lumière ».
 
Rappelons brièvement le fonctionnement de ces conversatoires. Il s'agit pour l'Ecritoire d'Estieugues d'inviter un poète qui, durant une heure et demie environ livre au public son regard sur la poésie d'aujourd'hui. Carte blanche lui est accordée pour l'organisation de ce rendez-vous : l'invité est libre de lire ses propres textes (ou de les faire lire par des membres de l'Ecritoire), de présenter et de lire d'autres auteurs, notamment ceux qui se révélèrent déterminant au cours de son cheminement poétique. Enfin, pour illuster l'intitulé de "conversatoire", l'intervenant peut s'entretenir directement avec l'auditoire tant durant sa prestation proprement dite que pendant l'apéritif qui clôt la manifestation. Le poète peut également dédicacer ses ouvrages à ce moment-là.
 
 
Jean-Pierre Védrines est né à Lunel dans le département de l’Hérault où il réside toujours.
 
A l’âge de dix-huit ans, il participe à Bruxelles à la création de la revue belge « Le Taureau », dirigée par son ami poète Jean Braeckman.  En 1968, en compagnie de plusieurs jeunes poètes dont Serge Velay et Patrick-Pierre Roux,  il crée le groupe « l’Escalier » et se révèle en 1971 avec « l’homme sauvage », récompensé par le prix Froissart. Il publie ensuite chez Guy Chambelland « L’Ecuelle rouge », en 1977 puis, en 1979 « Un mort à tenir debout ».
 
Dans sa « Poésie du XXème siècle », Robert Sabatier dit de lui : « Un monde à vif dans lequel il se jette à corps perdu, poète et poème semblant se mêler aux forces vives de la nature ».
 
Il a obtenu de nombreux prix : en 1993, le Grand Prix des Ecrivains Méditerranéens pour  « Obliques de l’oubli » ; en 1995, le Prix Gaston Baissette pour « Nonrès » ; en 1998, le Prix Roger du Teil pour « L’Homme de neige » ; en 2007, le Prix des Beffrois pour « La loge du guetteur ».
 
Ces dernières années, il a également été couronné par le prix de poésie de la ville de Dijon pour « Le dernier mot cependant » (2013) et, en 2014 par le Grand Prix de poésie de la ville de Béziers pour  « Ma nuit est ici ».
 
Jean-Pierre Védrines est également l’auteur de nombreux romans, ouvrages d’histoire locale et contes ; citons entre autres « Contes occitans » (Lacour Editions – 1997), « Chroniques rouges » (Mémoire d’Oc Editions – 2003), « La Huguenote » (2006), « Le vin du père » (2010), « Un parfum de chêne » (2012), « Le semeur de secrets » (2015), « L’Etrangère aux yeux d’or » (2017) publiés aux éditions Lucien Souny.
 
Depuis l’an 2000, il anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire et sensibilise les enfants à la poésie contemporaine.
 
Notons encore qu’il a collaboré à la revue  « Les hommes sans épaules », qu’il a dirigé la revue Souffles de 2003 à 2010 et qu’il préside actuellement l’association littéraire « La main millénaire » et dirige la revue du même nom qu’il a créé en 2011.